Auteur : TK.Kim

#photo #film #poetry #Maux Insensés ... Car je suis intimement persuadée qu’il n’y a rien de plus sensé que de se perdre n’importe où, et de courir dans toutes les directions à la fois... I am running in all directions at the same time...

Sans dessous, vous dessus

Notre premier baiser salé

Sans dessous, vous dessus

Pris en flag, la main dans le placard,

Alors, élançons nous, piquez moi, roi de cœur

Le mou du genou qui flageole un peu

Et votre poigne sur mes hanches

Nous étions si tremblants, c’était

Si tentant

Lançons le débat

Déballons tout

Ébattons nous

Avant la débâcle…

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Crever l’absence

Je porte le masque de soi(e) depuis si longtemps.. Vous êtes le premier à me l’enlever.. Me voilà à poil, sciée, fractionnée, à frissonner devant vous, un peu gauche, un peu paumée, avec vos mots qui claquent partout, vos phrases chauve-souris agrippées à mes détails en lambeaux … Me souvenir de ce que je viens de lire, d’entendre… Me souvenir de tout… J’ai tremblé et j’ai fermé. Je voulais tout jeter, mes mots et mes phrases, tout vous jeter à la figure, et mon p’tit coeur aussi, car l’impassible n’est pas moi… vous êtes tellement plus moi que moi, Vous l’inconnu que j’aurais aimé être.. j’ai fermé et j’ai compté à rebours pour laisser mon cœur retomber. Le soufflet. Marche pas terrible car il redescend pas. Il est tout gonflé et les veines et les artères , boursouflées, et comment je fais, c’est malin, et comment respirer… je parle dans tous les sens, je ris, je folle, et même pas la syntaxe. C’est vraiment pas malin, je devrais effacer et pas poster ce truc. Brouillon, je suis chiffonnée. Hâtez vous de vous endormir, de me racontez ma vie, hâtez vous afin que je dessèche, qu’on crève l’abcès, car crever d’absence est plus douloureux…

Mains salées et dyson que c’est une fiction

Paf, encore une fois. Ça marche toujours, vous le savez? Dès la première fois et d’une seule main, les 7 mouches que j’avais en tête, pulvérisées, réduites en poudre, à plat dans votre main, dans votre main qui tremble même pas, votre main fantôme qui réapparaît plus vraie que nature, immense, vorace. Votre vraie main. Paf, dès la première fois, retournée comme une crêpe, collée au plafond pour retomber mollement sur le sol, crêpe à la miette, j’aspire , j’aspire vos mots, les fais disparaître dans un tourbillon sans aucune perte de puissance…

LIE

J’ai vu se propager la fièvre, cette fulgurante tubercule, je l’ai vu envahir nos ventres, nos cœurs, votre poitrail si fier, votre œil blanchâtre et le lait de votre sourire, désarmant, tellement désarmant, un bout d’enfance qui s’accrocherait à vos canines…. Puis, je l’ai vu tout recouvrir, tout ensevelir, tout tsunamiser, tous nos mots, tous ceux qui attendaient la réponse de l’autre, du miroir, du jumeau, de cet incestueux jumeau.. j’ai vu ce Néant Atomique et tous nos nucléons béants

Je l’ai vu nous bombardiser, masquer nos ribambelles mensongères, anéantir mes anecdotes passagères, mes annotations folles amoureuses…

Je vous lis , encore, toujours, à jamais.

À lier.

Têtes bêches

8B27B9CB-CB37-496F-ABCD-A8378898330E.jpegUn certain geste, comme une tiraille de mèches en arrière moleskine, vers vous, vers votre souffle dernier, dans votre bouche salvatrice, ma bataille de cheveux… bouffer, avaler le crin, les aveux, avaler les couleuvres de la vie, et recracher l’abrupt arrêt de celle-ci même… Pas de lapin, non, j’en ai marre de la disparition, le lapin sera dans nos assiettes, charnu et fumant, dégorgeant à chaudes larmes , ce fameux salivaire enchantera nos papilles, toi, oui, toi, en face de moi, nous, bien réels, nous, tout droits dans nos bottes et mon pied frôlant ta cuisse sous la table, pas de lapin, non, au contraire, c’est certain qu’on on va en bouffer, mon amour, par les racines s’il le faut, en Toscane s’il faut fuir, pour nous remplir de vie, d’elle encore, de cette salope, et moi contre toi, et ta main encerclant tout entier ma nuque, et tes mots bousculés, basculant dans le précipice nos précieux prémisses … Jette-toi sur moi. Jette le reste. Il ne restera rien de toute façon.

Corps à corps ensevelis. Combien de morts, combien d’amour..?

Pour noyer le chagrin, je cours, je vole 

Déroutée à la croisée du crachin 

Sans vouloir échapper à l’averse, 

je folle

choisi une route un peu gauche, de traverse 

la passe aux armes contre des corps ensevelis

Des lits inconnus à présent vides, de beaux dormeurs au bois de sang, avides.

Je dépasse les lasses chasses à l’homme,

les bornes GPS et les limites de vitesse.

Excès. Arrêt. Amande. les yeux plissés , cernés, je sais que je devrais m’arrêter. En bord de route, en cours de rien.
Je sens ma décomposition, la déconfiture, comme une gelée mal prise, je m’écoule sur les côtés, glisse un peu plus en dehors du bocal. 

La putréfaction est tout ce qui constitue mon essence

Il ne suffirait pas d’un signe mais juste d’une étincelle pour que la poudre s’enflamme.

Infâme. Je suis une femme

Mais combien de morts encore, combien d’amour..?